Syndrome de l’imposteur: et si on arrêtait ?!

Syndrome de l’imposteur: et si on arrêtait ?!

Bonjour la compagnie !

Haaaa le syndrome de l’imposteur…. Vaste sujet n’est-ce pas ? Tu ne vois pas de quoi je veux parler ? Mais siiii, tu sais cette petite voix au fond de toi qui te dis “tu te prends pour qui”, ou encore “tu n’en es pas capable”, “tu n’es pas légitime”, “tu n’y connais rien” (ou du moins pas assez), “tu ne vas pas y arriver”…. Toutes ces petites phrases qui fleurissent sans cesse dans ta tête, & encore plus quand tu oses te dépasser ou tenter quelque chose de nouveau ! Ton mental tente alors de te “ramener à la raison”: “Dites donc jeune fille vous vous prenez pour qui? Redescendez sur terre !” (Oui j’ai envie de faire des dialogues aujourd’hui^^). Je pense que tu vois précisément de quoi je parle, parce qu’à mon avis on l’a tous plus ou moins vécu au moins une fois dans sa vie. Voire plus. Peut-être même tous les jours. Ça dépend de chacun. Mais ce n’est en aucun cas une fatalité. Alors aujourd’hui je vais te donner quelques pistes pour te débarrasser du syndrome de l’imposteur !

         Mais d’où ça vient ce truc ?

Tu te demandes d’où te viens ce sentiment perpétuel d’illégitimité, cette impression de ne pas mériter les opportunités qui se présentent (augmentation, poste à responsabilité,) ou la place que tu as ? Qu’est-ce que c’est que cette petite voix qui te souffles “tu es nulle”, “tu devrais abandonner”, “ce n’est pas fait pour toi, …” Ou encore ce moment où tu glandouilles sur LinkedIn, & qu’au regard du parcours de gens qui ont ton âge tu te dis que ton CV est bien pauvre & ton expérience médiocre…. Hé bien laisse-moi te clamer haut et fort cette vérité que tu sais déjà : le premier responsable, c’est l’école ! Oui tu l’auras compris, le système scolaire traditionnel français & moi on est pas vraiment copains, parce que je pense qu’avec les moyens qu’on a on pourrait en faire quelque chose de merveilleux, de libérateur, on pourrait aider les adultes de demain à se poser les bonnes questions. Mais bref, je m’égare. 

L’école t’a toujours appris qu’il fallait être le meilleur, le premier de la classe, rentrer dans le moule, apprendre par cœur (quelle folie !). Du coup forcément, quand tu ne répondais pas à ces exigences tu étais sanctionné : par une note, une absence de mention, un moins au lieu d’un plus à côté d’une lettre…. Et surtout on t’a appris à te COMPARER, parce que tu te souviens : tu dois être le meilleur. Et pour savoir si tu l’es, il faut créer une échelle de valeur dans ta tête : “ok je me situe où par rapport à untel ? Ah oui mais machine a réussi ça & a raté ça donc ça va je ne suis pas trop loin derrière”. Tu vois de quoi je parle ?

Sans compter, bien entendu, ton éducation, l’influence de tes parents, de tes frères & sœurs, de tes amis, de ta famille…. Les attentes de chacun vis-à-vis de toi, qu’elles soient exprimées ou non, les comparaisons “ton frère est plus ceci” “ta sœur est moins cela”. Et la pression que tu te mets tout seul, par rapport au cadre familial : difficile parfois de choisir d’être menuisier quand on a grandi dans une famille de médecins….

femme poing forte decidee

Les caractéristiques

Certains comportements sont typiques de ce syndrome, qui toucherait environ 70% de la population. En voici une liste non exhaustive :

  • Tu travailles frénétiquement, tu as du mal à t’arrêter
  • L’échec te terrifie
  • Tu as tendance à être stressé(e)
  • Tu es exigeant(e) avec toi-même
  • Tu n’aimes pas demander de l’aide
  • Tu es toujours très engagé(e) et  motivé(e)
  • Il t’est très difficile de dire non
  • Tu ne comptes pas tes heures
  • Tu fais passer les autres avant toi
  • Les compliments te mettent mal à l’aise
  • Tu t’agaces quand tu n’y arrive pas
  • Tu attribue souvent le mérite à la chance ou à un concours de circonstance
  • Les projets difficiles t’incitent à procrastiner
  • Tu es perfectionniste
  • Tu doutes beaucoup…  de tout
  • Tu trouves ton entourage indulgent et qu’il te surestime
  • Tu te compares sans cesse
  • ……..

Le syndrome de l’imposteur & le monde du travail

 

Alors, bien entendu, quand tu arrives dans le monde du travail avec ce lourd fardeau invisible mais bien présent, difficile de se faire une place & de l’assumer. Que ce soit dans une entreprise, où rivalité & comparaisons sont omniprésentes, ou qu’indépendant, où il faut sans cesse jauger & surveiller la “concurrence” pour ne pas se retrouver sur la touche. Sans compter que si en plus tu arrives sans les diplômes, formations & expériences requises tu t’ajoutes un poids supplémentaire sur les épaules. Comment être pris au sérieux quand tu es autodidacte ou que tu as fait de petites formations qui ne sont pas reconnues ? 

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                                             Est-ce que tu y crois ?

Il y a une chose qu’il est essentiel de comprendre : si tu n’es pas capable de croire en toi, en tes capacités, comment peux-tu attendre des autres qu’ils y croient ? Avant de demander aux autres de t’accorder leur confiance il est essentiel qu’elle passe d’abord par toi-même. Si tu crois dur comme fer à toutes ces petites voix qui te remettent en doute, tu n’iras pas bien loin… Tu renvoies ce que tu ressens, malgré toi. Si tu as peu confiance en toi il est probable que ton corps trahisse ton état d’esprit : regard fuyant, dos voûté, marche en regardant le sol, poignée de main molle, incapacité à parler de ton activité sans bafouiller ou perdre tes mots…. Quel dommage, n’est-ce pas ? 

Je suis moi-même confrontée de plein fouet à ce syndrome en ce moment. Comme je te l’ai expliqué je démarre une formation de coach de vie, j’ai choisi un cursus long & vraiment orienté pratique pour acquérir cette fichue légitimité (& aussi pour accompagner au mieux mes futurs clients). Mais comme les formations de coaching ne sont toujours pas reconnues par l’Etat & que c’est un métier méconnu, ça reste compliqué. Pareil pour le graphisme, je me forme, mais je n’ai ni le temps ni l’argent de reprendre un bts ou autre formation longue. J’ai choisi l’option rapide & non reconnue : une formation courte pour apprendre les bases, de quoi pouvoir répondre aux besoins de mes clients, être autonome rapidement & me former de manière autodidacte en continu pour acquérir de nouvelles compétences.

 

Alors comment faire quand on est dans ce cas de figure pour surmonter les difficultés, se dire qu’on est capable et arrêter de s’auto-saboter (parce que oui, clairement, quand tu doutes de ta légitimité c’est de l’auto-sabotage) ?

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Mes astuces

Voici un petit condensé de toutes les astuces que j’ai mises en place dans mon quotidien, à chaque fois que je sens ce cher syndrome pointer le bout de son nez ! 

  • Les mantras. Issu à la base de religions telles que l’hindouisme ou le bouddhisme, un mantra c’est une petite phrase que l’on se répète, et qui fait du bien. Certains les appellent aussi affirmations. Parmi mes préférées nous avons au choix “j’en suis capable”, “je vais y arriver », «je peux le faire
  • Penser à se retourner de temps en temps. Te souvenir d’où tu es parti, puis constater où tu en es aujourd’hui. 
  • Noter chaque victoire, même infime, & relire sa “liste des victoires” quand le doute fait son apparition. Petit exemple de dialogue interne : “Je suis trop nulle je n’y arriverais jamais…. Ha tiens c’est vrai que le mois dernier j’ai réussi à faire ça alors que je n’y croyais pas ! Et ce truc-là après avoir bossé d’arrache-pied dessus pendant une semaine j’ai atteint le résultat escompté”. Ça redonne du courage & de l’énergie !
  • Avoir des modèles. Du même sexe que toi ou pas, c’est à toi de voir. Des personnes inspirantes, motivantes, qui ont sacrément galéré dans la vie, qui auraient pu tout lâcher maintes & maintes fois mais qui ne l’ont pas fait. Lis leurs bouquins, leurs blogs, écoutes leurs podcasts…. Analyse leurs techniques, reçois leur énergie !
  • Avoir des amis fiables sur qui compter, des proches, un conjoint…. Ces personnes que tu pourras aller voir, non pas pour te lamenter, mais pour leur demander du soutien, une épaule, une écoute.
  • Trouver des gens qui vivent la même chose. Là je te parle surtout d’auto-entrepreneures car je suis moi-même en chemin pour le devenir bientôt. J’ai trouvé sur Facebook de nombreux groupes de femmes qui connaissent & vivent les joies comme les galères de l’entrepreunariat. Conseils techniques, administratifs, organisation, etc, ces groupes sont vraiment top & je ne peux que te conseiller d’aller y jeter un œil ! Le top du top reste encore d’avoir des amis qui sont dans le même cas que toi. Pour ma part Mélanie du blog Wonderwildqueen est d’un vrai soutien au quotidien, tout comme Lisa du blog Hashtag_92!
  • Fixer des petits objectifs (ou étapes pour atteindre un gros objectif). En y allant étapes par étapes, tu te prouves que tu y arrive sans te mettre une pression démesurée
  • Personne ne sait tout ! Tu connais des choses que d’autres ignorent & vice-versa ! On a le droit de dire “je ne sais pas” quand c’est le cas, même ma formatrice de coaching m’a dit qu’au bout de 30 ans à exercer parfois elle n’a pas la réponse ! C’est NORMAL ! Alors on calme son stress &, quand c’est le cas, dire “je ne sais pas” permet d’éviter des situations gênantes qui pourraient surgir quand on fait semblant de savoir !
femme souriante dans une serre

…Et si j’échoue ?

Je rebondis ! J’analyse la situation : mon état d’esprit du début à la fin du projet (il peut être intéressant de faire des courbes d’humeur dans son bullet journal par exemple pour réanalyser la situation avec du recul ainsi que les hauts & les bas qu’on a traversé). Est-ce que je me visualisais atteignant mon objectif final? Très important tout au long du travail sur l’objectif à atteindre : se projeter. S’imaginer, se voir arriver au bout. Est-ce que j’ai bien défini les étapes pour atteindre mon objectif, est-ce que je les ai respectées ? Reprends le processus & tires-en des leçons ! Rien ne sert de s’appesantir sur un échec, par contre l’analyser oui ! Qu’est-ce qui était de ma responsabilité ? Qu’est-ce qui ne l’était pas ? 

Une fois cette analyse effectuée, lâche prise, & passe à la suite !

Ne pas confondre syndrome de l’imposteur et instinct

 

Attention aussi à ne pas confondre le syndrome de l’imposteur et l’instinct. Je m’explique : dans certaines situations il m’est arrivé de douter, non pas parce que je ne me sentais pas réellement capable, mais parce qu’en fait la situation n’était pas juste pour moi. Je reprends l’exemple de mon dernier job salarié : j’étais chez un grand fleuriste parisien, je faisais de l’événementiel dans des palaces, des boutiques de luxe, avec des budgets absolument démentiels. Moi qui sortait de six années d’expériences dans une petite boutique de quartier j’aurais pu me sentir illégitime, douter de moi, douter de mes capacités (et , c’est vrai, le jour de mon entretien d’embauche avec le big boss je ne faisais pas la maligne ^^). Pourtant quand j’ai ressenti l’envie de quitter ce travail au bout d’un mois ça n’avait rien à voir. Je n’avais pas encore vraiment pris mes marques mais je savais d’ores & déjà que j’avais ma place si je voulais rester (on me l’a d’ailleurs dit). C’était mon cœur qui me disait de partir, pas ma peur.

 

& toi, t’arrive-t-il de devoir faire face au syndrome de l’imposteur ? Quelles parades as-tu trouvé pour avancer malgré tout ?

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2 thoughts on “Syndrome de l’imposteur: et si on arrêtait ?!”

  • Merci pour cet article, je m’y reconnaît complètement. Alors ça peut paraître ridicule mais il m’arrive de m’auto-engueuler dans ma tête… Ça me pousse à regarder le chemin parcouru et après ça va mieux. J’ai aussi remarqué que je me fais attraper par le syndrome de l’imposteur quand je suis fatiguée, alors je lâche-prise et je me repose…

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    • Merci à toi pour ton commentaire ! Non ne t’inquiète pas ça ne me parait pas ridicule, moi-même je me surprends à avoir des comportements étranges parfois… c’est ça: apprendre à se connaître et à regarder en arrière parfois pour constater ses progrès, c’est important! Bisous! 😘

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